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Bruits de taule, à Varces (juin 2011)
envoyé le 10/07/11 Mots-clés  Répression / Contrôle social 

Maton-ne, tu vendrais ta mère pour un SMIC !

Au début du mois de juin, le daubé nous informe qu’un détenu a tenté de s’échapper de la taule de Varces. Il aurait « profité d’un parloir pour s’intégrer à des visiteurs avant d’être rattrapé dans la cour d’honneur de la maison d’arrêt »
daubé du 10/06/11

Aussitôt, c’est l’alerte générale : la brigade cynophile (des keufs accompagnés de chiens) intervient pour une fouille de toutes les cellules, et la mère du détenu est embarquée par les gendarmes. C’est l’occasion de remettre un coup de pression à tout le monde, ce qui n’empêche pas que l’évènement suscite la sympathie générale ! Parce qu’on est toujours sympathisant-es des candidats-e à la belle, et que les personnes présentes au parloir à ce moment ont eu à cette occasion un parloir prolongé, et c’est toujours ça de pris ! Et aussi parce que de ce monde qui cherche à nous mettre au pas, nous voulons toujours nous échapper, et une personne qui tente de se faire la belle ouvre des possibles pour tous et toutes, ne serait-ce que de refuser la résignation.

Depuis quelques semaines, les transferts par dizaines se multiplient dans cette taule. Du jour au lendemain, au bon vouloir de l’administration pénitentiaire, rien de bien nouveau sous ce ciel gris.

Individuellement, les transferts éloignent les personnes de leurs proches, limitent les visites et donc le soutien (puisque c’est plus compliqué à organiser, et plus coûteux... frais liés aux trajets, parfois garde des enfants, éventuellement d’hébergement sur place), complexifient les démarches administratives, puisqu’on se trouve à distance du lieu où l’on a (à priori) le plus de repères (pour la sortie). C’est une forme de chantage et de pression exercée sur les détenu-es. A l’arrivée, il faut aussi attendre pour ses effets personnels, son courrier,.. se faire au nouveau règlement, aux nouveaux petits chefs... ou pas.

Plus largement, les transferts sont une manière de casser les solidarités et dynamiques collectives, de rappeler à chacun-e que l’administration pénitentiaire peut le déplacer comme un pion, rappeler le pouvoir de l’institution, de l’État.

Qu’il crève !

Le transfert, c’est aussi celui « d’un mineur de 16 ans », « écroué à la maison d’arrêt de Chambéry », et qui aurait « agressé violemment un surveillant à la gorge », « avec un couteau » . Il a été ensuite transféré au quartier pour mineurs de Varces.
daubé du 06/06/11

Paraît qu’il a été accueilli par ceux en uniforme, qui ont voulu venger leur collègue.

Paraît qu’il s’est fait défoncer par 6 matons, paraît qu’il est en train de croupir au mitard.

On ne connait pas les circonstances de l’attaque de ce maton, mais on adresse tout notre soutien à celui qui lui a porté les coups. Parce que nous voyons dans ce geste une attaque contre l’autorité, et que nous voulons un monde sans pouvoir et sans prisons.

Parce qu’être maton-ne et faire ce sale boulot, c’est choisir d’être un rouage de cette machine à enfermer les hommes et les femmes que la société juge indésirables. « Faire son métier », dans ce cas, même avec humanité, c’est dire « bonne soirée » en refermant à clé la porte d’une cellule de 10 mètres carrés, avec quelqu’un à l’intérieur... c’est dire « bon appétit » en tentant de faire avaler une bouillie infâme et remplie de calmants... c’est peut être même dire « désolé » après un tabassage pour indiscipline.

Et les infirmièr-e,s les conseiller-es d’insertion et de probation, tout aimables qu’ils puissent être, font aussi partie de ce système de mort.

Parce que si personne ne choisit d’aller croupir en taule, celles et ceux qui bossent pour l’administration pénitentiaire ont bien choisi leur place.

Et on ne plaindra pas ceux qui se prennent des coups pour ça !

Solidarité avec les détenu-es en révolte, les évasions et rebellions !


envoyé le 10 juillet 2011 Alerter le collectif de modération à propos de la publication de cet article. Imprimer l'article
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Compléments
  • 14 juillet 2011 11:38

    texte distribué sous forme de tract dans plusieurs quartiers à Grenoble


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