Ca chauffe à Berlin envoyé le 27/03/19 - Non locaux
EELV, réveille-toi pour les élections européennes ! envoyé le 26/03/19 - Non locaux - 3 compléments
Avis de tempêtes #15 envoyé le 20/03/19 - Non locaux

1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | ... | 20

Réunion festival féministe Bad Astéroïdes envoyé le 27/03/19 - Ailleurs sur le web
Trois manifestations séparées à Grenoble ? envoyé le 24/03/19 - Ailleurs sur le web - 1 complément
Vérité et justice pour Adam et Fatih envoyé le 19/03/19 - Ailleurs sur le web
Journée de grève générale, de manifestation et d’actions envoyé le 19/03/19 - Ailleurs sur le web
Emission Radio Dégenré-e sur la Oi ! Féministe envoyé le 18/03/19 - Ailleurs sur le web

1 | 2 | 3 | 4 | 5

Solidarité grenobloise contre la répression des anarchistes en Grèce

Depuis 2008, sous prétexte de la crise économique, la troïka (FMI, Banque Centrale et commission européenne) en collaboration avec le gouvernement grec ont transformé un peuple en troupeau de pauvres, chômeurs et travailleurs sans droit. Une partie de la population se révolte contre cette misère économique et sociale en créant des cellules de lutte et de solidarité. L’ état pour mieux contrôler et opprimer ces mouvements, à utilisé, comme ses deux dispositifs les plus performants : le fascisme et le pouvoir répressif. Cette violence étatique et para-étatique attaque les collectifs qui continuent à résister tout autant que « les maillons faibles » : immigrés, toxicomanes et sans papiers.
La crise n’est plus exclusivement économique, à travers la désagrégation des tissus sociaux, elle est devenue en fin de compte une crise sociale.
Le 20 décembre 2012, sous prétexte d’une plainte anonyme, les CRS évacuent le squat de Villa Amalias et arrêtent les huit camarades se trouvant dedans. Se joint à cela une médiatisation massive qu’enfin l’état nettoie le centre d’Athènes des noyaux de l’anomie (comme il l’a déjà commencé avec les pogroms contre les immigrants, les prostituées et les toxicomanes). Quelques jours après, les CRS, en utilisant le même prétexte, entrent à l’ASSOE (université au centre d’Athènes) et vident le local autogéré des étudiants, tout en confisquant le matériel de 98FM (une radio libre anarchiste). Le 9 janvier, le squat de Skaramanga est attaqué et les huit camarades présents sont arrêtés. Le bâtiment est expulsé pendant que des camarades reprennent Villa Amalias. Mais ce dernier est réexpulsé le jour même et les 93 camarades sont arrêtés et confrontés, cette fois, à des accusations criminelles. Le 15 janvier, encore sous le même prétexte, la police évacue Lelas Karagiannis, le squat le plus ancien d’Athènes, et arrête les 14 camarades alors sur les lieux.
Partout, pendant cette période, les lieux autogérés et squats en Grèce subissent des attaques fascistes et para-étatiques. Ces attaques ont toujours existé mais sont en augmentation (cinq dans une période de trois mois).
Des manifestations sont organisées en réponse à ces attaques, ainsi que des interventions de contre-information, des occupations de bureaux politiques, etc. Des mouvements de solidarité aux squats et aux lieux autogérés sont mis en place au niveau national comme international.
L’objectif du pouvoir est simple : les squats, comme lieux servant de tremplin à l’anarchisme et à l’autogestion, représentent une menace et doivent être supprimés. Les squats attaqués ont en commun d’être au centre d’Athènes et plus spécifiquement dans des quartiers où l’Aube Dorée a une forte implantation. Ces squats tentent de proposer des relations qui ne sont pas caractérisées par le sexisme, l’oppression et le consumérisme et mènent des luttes antifascistes, antiracistes et anticapitalistes. De surcroît, ils pratiquent la solidarité et la lutte anti-systémique contre le cannibalisme social issu de la crise.
L’état entend, par la répression, consolider sa domination et montrer que toute velléité de subversion est impossible ou fatalement punie. Par la force où la crise économique, la contestation populaire est étouffée tout autant qu’écrasée par les forces répressives.
Parce que nous sommes ici, ailleurs, où en Grèce les ’’petits’’ de ce monde, que partout les mêmes intérêts capitalistes de domination enserrent nos vies. La paix n’est là que pour rendre encore plus criante la guerre sociale en cours, alternant avec l’oppression policière quand le besoin s’en fait sentir.
Les états et les classes aisées sont partout solidaires afin de maintenir leurs privilèges, nous n’auront d’autres objectifs que de lutter contre le pouvoir et toutes ses extensions, parce que nous n’aurons que ce que nous leurs arracherons...

Solidarité avec les lieux autogérés et les squats de Grèce et d’ailleurs.

Solidarité avec les anarchistes mis en cause judiciairement.


envoyé le 23 avril 2013 Alerter le collectif de modération à propos de la publication de cet article. Imprimer l'article
Liste des documents liés à la contribution
photo_banderolle(...).pdf

Compléments
  • 25 avril 2013 15:41, par a/a

    Il y a pas mal d’erreurs dans le texte dans la partie plus chronologique des attaques contre les squats :

    - « vident le local autogéré des étudiants, tout en confisquant le matériel de 98FM (une radio libre anarchiste) » : les flics et le procureur n’ont rien pris du local anarchiste à part une partie du matériel de la radio (tout ce qui permet d’émettre), ils n’ont pas touché aux autres ordinateurs, ni à la bibliothèque, par exemple. De plus, c’est tout les locaux politiques de la fac qui ont été perquisitionnés (ceux des jeunesses du PASOK, de ND, du KKE, etc.) mais bon on sait très bien que la cible principale c’était les anars. À souligner que 16 immigrés qui se sont cachés dans la fac quand les flics sont passés se sont fait aussi embarqués.

    - « Le bâtiment est expulsé pendant que des camarades reprennent Villa Amalias » : Le squat Villa Amalias a été réoccupé au matin vers 8h00, les 93 personnes se sont fait arrêtées vers 10h00 (quand les flics des forces spéciales ont enfin réussi à découper la porte). Après ça il y a eu une réunion à Polytechnique, une manif dans le centre, tout le monde est revenu vers Polytechnique pour encore une assemblée et c’est à ce moment-là que les flics ont expulsé Skaramaga, vers 15h00.

    - « la police évacue Lelas Karagiannis, le squat le plus ancien d’Athènes, et arrête les 14 camarades alors sur les lieux » : le squat n’a pas été évacué mais seulement perquisitionné vu que le proprio n’a pas porté plainte et que les flics n’ont rien trouvé sur place qui puisse constituer des accusations. Les 14 personnes présentes dans le squat ont seulement été interpellé (arrestation en Grèce signifie passer au minimum 2 jours en garde-à-vue avec comparution immédiate assurée). Le squat existe encore à ce jour.


Commentaires modérés à priori

Les compléments de cet article sont modéré à priori : votre contribution n'apparaîtra qu'aprè;s avoir été validée par un membre du collectif.

Saisissez votre compléments

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


copyleft Copyleft Indymedia (Independent Média Center). Sauf au cas où un auteur ait formulé un avis contraire, les documents du site sont libres de droits pour la copie, l'impression, l'édition, etc, pour toute publication sur le net ou sur tout autre support, à condition que cette utilisation soit NON COMMERCIALE.

RSS articlesRSS articles |  Site réalisé avec spip 3.2.3
Top