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Retour sur le conseil municipal du 26 septembre
envoyé le 28/09/16 Mots-clés  Travail / Précariat  Révoltes / Luttes sociales 

Lundi 26 septembre 2016, nous étions de nouveaux présents au conseil municipal pour faire entendre notre désaccord face au plan social de la Ville et sa politique de casse du service public (voir tract « Contre le plan d’austérité d’Éric Piolle : Lutter, se battre, gagner ! »). La municipalité flippait avant même le début du conseil municipal. Il faut dire qu’ils savaient que nous allions revenir : les territoriaux en lutte (agents des services publics et l’intersyndicale CGT-SUD-FO) avaient tracté massivement sur les marchés et avaient interpellé, ce jeudi 22 septembre, les élus invités par l’Union de quartier Alliés-Alpins-Beauvert. Réunion durant laquelle les habitants ont exprimé leur désarroi face à la fermeture de tous les équipements publics du secteur. A l’attachement fort qu’ils exprimaient pour leur bibliothèque et l’incompréhension face à la politique menée par la ville, les élus et le maire n’ont répondu que par la langue de bois et évoqué de futurs pseudos concertations pour construire quelque chose d’autre (quoi ?) avec les habitants. Leur plan d’austérité ne passe pas et c’est ce que nous sommes venus leur dire.

La police municipale est là pour filtrer les entrées. Il y a beaucoup de monde pour assister au conseil municipal (« des étudiants en droit » dixit un policier municipal) et à 17h30 les portes du hall de l’Hôtel de Ville se ferment, laissant des grenoblois·es bloqué·e·s face à la porte et la police municipale. Les habitant·e·s sont même invité·e·s à suivre la retransmission du conseil municipal… à la maison des associations !

Pendant ce temps, des agent-e-s de la ville (dont plusieurs bibliothécaires), des syndicalistes (l’intersyndicale Sud-CGT-FO mais aussi la CNT et Solidaires) et des habitant·e·s (plus d’une centaine de personnes) commencent à se rassembler en charriant des cartons de livres. La banderole de l’intersyndicale « Territoriaux en lutte » est accrochée entre les poteaux du hall de la mairie. Plusieurs affiches en soutient à tous les services attaquées sont collées sur les murs du parvis. Revues, livres, dictionnaires et cassettes VHS servent à ériger « une barricade de livres / barricade de la Culture » sous la banderole.

Vient s’ajouter à la barricade des panneaux contre la fermeture des bibliothèques ainsi qu’un cercueil portant le nom des trois bibliothèques touchées (Hauquelin et Prémol sont fermées depuis cet été, Alliance « devrait » fermer vers avril).

La presse est au rendez-vous (Le Dauphiné Libéré, Le Monde, Place Gre’net, France bleue Isère) qui interview agents et habitant·e·s et prennent des photos. Les bibliothécaires entonnent Le chant des partisans remanié contre « le plan de sauvegarde ».

Après que l’intersyndicale ait terminé de dénoncer la politique d’austérité de la Ville, nous commençons à taper sur les vitres du parvis, à siffler et à crier. La police municipale se cale contre les vitres pour éviter qu’elles cèdent sous notre martellement continu (qui va durer une bonne demi-heure). Pendant ce temps, la barricade de livres est défaite pour être reconstituée devant les vitres martelées. Des livres sont utilisés pour taper contre les structures en fer qui maintiennent les vitres, d’autres tapent contre la boite aux lettres et les totems en métal qui indiquent les horaires d’ouvertures de la mairie. La police a bien du mal à maintenir les portes vitrées à travers lesquelles nous lançons des livres et des pages de revues arrachées (qui volent dans la cour de la mairie). Plusieurs fois la police municipale sort les gazeuses et tire à travers les ouvertures pour nous dégager. À peine le gaz s’est dissipé que nous retournons taper contre les vitres. La police municipale étant débordée, arrive la police nationale avec casques, boucliers et matraques pour s’interposer entre nous et les vitres. Comme nous continuons à marteler les vitres, la police assène des coups de matraques pour nous refouler. En contrepartie, deux policiers reçoivent un bouquin dans la gueule sous les cris de « la culture dans vos gueules ! » Puis le cordon de la police nous fait reculer jusqu’aux escaliers. Pendant que de jolies photos sont prises du cordon policier sous la banderole « Territoriaux en lutte », un manifestant déclame à la police des poèmes de Prévert et des manifestantes chantent des chansons. Vers les vingt heures, nous partons, bien décidé·e·s à revenir faire entendre notre colère.

On ne lâche rien !

Quelques manifestant·e·s.


Pour lire les communiqués contre le plan de sauvegarde : « La culture dans vos gueules ! » Conseil municipal du 26 septembre, sur Haro.

Pour celles et ceux qui ont loupé les épisodes précédents sur Haro :

- « Le conseil municipal de Grenoble sous protection policière »
- « La vraie commune, pas la fosse commune ! » Retour sur le conseil municipal du 11 juillet
- « Plan d’austérité à Grenoble Début d’un mouvement de protestation »


envoyé le 28 septembre 2016 Alerter le collectif de modération à propos de la publication de cet article. Imprimer l'article
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