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Beau comme... toute une histoire (à propos d’incendie et et de médiatisation)
envoyé le 21/09/17 Mots-clés  Répression / Contrôle social  Média 

Cette nuit, un (gros) local technique de la gendarmerie de Grenoble a été cramé. Un tel feu ne pouvait passer inaperçu. La presse locale, puis nationale, et enfin notre cher premier keuf de France, Gérard Collomb se sont indignés. Sans distinction, ni intelligence.

Aux alentours de treize heures, un texte de revendication est envoyé sur IndyGre.

C’est alors que la machine médiatique, déjà En Marche sort des rails (encore plus), il ne s’agit plus là d’un fait divers isolé mais bien d’un acte politique. En suivant le fil de l’information, on se rend compte que le fond n’est pas mis en lumière, si ce n’est que cet acte s’inscrit dans des modes d’actions radicaux. Qui sont vite qualifiés d’« anarco-libertaires ».

Les faits sont là : un comico crâme, un revendiqué est envoyé [1] sur IndyGre, et la presse s’anime pour brasser du vent et mettre un voile de fumée autour du contexte de cette action.

Première remarque :

Dans à peu près tous les articles, il est question de « plateforme indépendante d’information proche des milieux libertaires ou anticapitalistes » (le Daubé), ou de « site anarco-libertaire » (France3 et bien d’autres).

D’autres encore indiquent comme source le site infolibertaire.net, qui ne fait pourtant que référencer un article du site des Brèves du désordre, qui lui même reprend le revendiqué sur Indymedia Grenoble.

Seul Libération donne un lien direct vers Indymedia Grenoble, mais se vautre quand-même les pieds dans le tapis en parlant d’anarco-libertaires.

Bref, à une exception près, personne ne citait la véritable source du revendiqué, pourtant connue depuis bien longtemps.

- Est-ce vraiment innocent si certains mentionnent ainsi comme source un site qui s’affiche libertaire dans son nom (infolibertaire.net, donc) plutôt que d’un autre qui s’affiche comme plateforme de média indépendante (indymedia.org) ?
- Est-ce vraiment innocent si d’autres évitent de nommer leur source en tournant autour du pot avec des expression destinées peu ou prou à faire peur [2].

La presse mainstream qui ne veut pas qu’on touche à son petit carré privé, quoi...

Deuxième remarque :

Pourquoi le terme anarco-libertaire fait-il ainsi sa réapparition ces derniers mois ? Alors que l’utilisation de ce terme redondant et vide de sens avait déjà été joliment brocardée sur IndyGre même (« Guillotinons les anarcho-libertaires »). ?

D’agit-il simplement d’un démonstration du vide abyssal de culture politique de nos journalistes ?

Ou ne s’agirait-il pas plutôt, de la part des journalistes, d’un énième avatar d’une stratégie de division. La division de mouvements indépendants de lutte contre un capitalisme global, sauvage, et son bras armé : l’état ? Bref : séparer et intimider des gens qui cherchent à construire, de diverses manières, un monde plus humain.

Troisième remarque :

Jusqu’à maintenant, l’analyse des médias ne parle encore que difficilement de la revendication de ces « actes de solidarités avec Kara et Krem », deux des personnes inculpées pour l’incendie de la voiture de police en juin 2016. C’est déjà regrettable que cette revendication simple ne soit pas mise en valeur : c’est privilégier le spectacle (l’incendie) au fond (des problèmes avec la police).

Ce qui est encore plus regrettable, c’est que personne n’a encore mentionné le fait que ces actes et revendications ne sont pas isolés, mais s’inscrivent dans un contexte de ras-le-bol général contre le système répressif policier dans la forme qu’il prend depuis des années. En sont témoins, pour illustrer le propos : Zyed, Bouna, Rémi Fraisse, Vial Michalon, Malek Oussekine, Adama, Théo, Liu, Damien, et bien d’autres. Mais aussi la tentative d’expulsion de la ZAD en 2012, ou les perquisitions à Bure hier. Mais aussi tous ceux qui souffrent simplement de la pression policière accrue dans certains quartiers en particuliers. Mais aussi une grande partie de militants politiques de tous poils.


Cette affaire n’est au fond qu’une nouvelle démonstration de ce que nous devons faire : nous débarasser des flics et des médias à la botte qui, sous des prétextes de neutralité ou au contraire avec des postures d’engagement politique ne cherchent toujours au final qu’à nous maintenir dans un même monde : celui de l’argent et du bruit des bottes.


Notes

[1Il faut bien dire que l’objet de ce revendiqué n’est probablement vraiment clair que pour les initiés du « milieux militant » français.

envoyé le 21 septembre 2017 Alerter le collectif de modération à propos de la publication de cet article. Imprimer l'article
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