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Appel à coordination contre la loi Collomb et pour l’ouverture des frontières !
envoyé le 23/04/18 Mots-clés  Migrations / Sans-paps 

Nous sommes divers collectifs et individu­e­s de l’agglomération grenobloise, réunis suite à une coordination nationale qui a eu lieu à Lyon les 24 et 25 mars. Nous pensons qu’il serait utile de se coordonner dans l’agglomération face aux politiques anti­migratoires et à la fermeture des frontières.

L’objectif de cette rencontre nationale à Lyon, où étaient présent.e.s une trentaine de collectifs de toute la France, était de « mutualiser les moyens afin d’organiser une riposte offensive contre la loi asile/immigration, et plus généralement contre les politiques racistes et impérialistes de l’Etat ».

Nous souhaitons faire suite à ce rassemblement, et lançons donc un appel à former une coordination grenobloise , pour tous les collectifs et individu.e.s qui souhaitent l’abandon définitif du projet de loi asile immigration et la liberté de circulation et d’installation pour toutes et tous. Cela nous permettra de créer un point de relais entre les différents collectifs locaux et les autres villes.

Nous souhaitons ainsi être plus efficace face aux politiques racistes du gouvernement en étant capable de mutualiser nos outils et nos moyens : partage d’infos, outils juridiques, organisation d’actions communes, etc. Parce que chacun.e d’entre nous est débordé.e par l’urgence des situations quotidiennes, nous trouvons essentiel de prendre le temps de sortir du cas particulier pour construire une offensive plus globale.

Nous souhaitons que cette coordination soit à l’image de nos luttes et qu’elle s’inscrive dans des principes antisexistes, antiracistes et non paternalistes : c’est pourquoi nous serons attentifes à toutes ces dérives dans notre mode de fonctionnement et nos actions.

Nous souhaitons penser ces rencontres pour que tout le monde puisse lutter (éxilé.e ou non) et se sente le plus à l’aise possible (traductions, tours de paroles,etc).

Nous appelons à une première réunion :

le mercredi 25 avril à 18h devant la Galerie des amphis

77 Rue des Universités, 38400 Saint-Martin-d’Hères
(tram C : Condillac où Bibliothèque universitaire )

Contre les politiques (anti) migratoires inhumaines organisons nous !

LA LOI ASILE­IMMIGRATION :

Le projet de loi Asile-­Immigration discuté début avril à l’Assemblée nationale fait passer les étranger.e.s pour des criminel.le.s et des fraudeur.se.s. Il propose surtout des moyens de répression en augmentant les contrôles, l’enfermement et les expulsions. C’est un recul dangereux des droits des personnes étrangères. Voilà quelques­unes des mesures répressives de la future loi :

Le franchissement des frontières et le séjour sur le territoire est lourdement sanctionné, au mépris du principe de non­refoulement qui assure le droit d’asile : 1 an de prison et 3.750 euros d’amende pour avoir franchi les frontières extérieures de Schengen.

Rétention administrative et assignation à résidence généralisées sans accès aux droits ni à une information. La rétention administrative passerait de 45 à 135 jours, au maximum dans certains cas. Et l’assignation à résidence se systématiserait par exemple pour les personnes se voyant refuser un titre de séjour ou l’asile : assignées chez elles ou dans un hébergement collectif, elles n’auraient pas de contact ni d’information sur leurs droits, et pourraient être arrêtées à tout moment pour être expulsées. Un délai de recours de 48h réduit les possibilités de contrôle sur les décisions de l’administration.

­Des fausses avancées qui sont plutôt des pièges : Réduction des délais d’instruction de la demande d’asile : en réalité, raccourcir les délais signifie aussi laisser moins de temps pour trouver des traducteurs et des conseils, comprendre la procédure et ses mécanismes, pour déposer les demandes d’aide juridictionnelle, trouver un avocat... Et le raccourcissement du recours à la CNDA* à 15 jours contre 1 mois actuellement et 2 mois dans le droit commun) rend impossible de déposer un recours de qualité.

Des régressions : retour au recours non suspensif devant la CNDA. Les demandeur.se.s d’asile dont la demande est rejetée à l’OFPRA dans 3 cas, n’auront plus de droit au séjour : demandeur.se en provenance d’un pays d’origine sûr, demande de réexamen, demandeur.se qui présente une “menace grave pour l’ordre public”.

Cette nouvelle loi on n’en veut pas !

Liberté de circulation et d’installation pour tout.e.s et sans condition !


envoyé le 23 avril 2018 Alerter le collectif de modération à propos de la publication de cet article. Imprimer l'article
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