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Quelques éclaircissements sur les textes critiques envoyés ces derniers mois
envoyé le 31/03/19

Bonjour,

Depuis quelques mois quelques personnes se plaignent d’autoritarisme ou de sabotage (ce qui ne manque d’ailleurs pas d’ironie au vu du passif de revendications que le site a pu héberger).

On aurait préféré ne pas avoir à en venir là pour rester constructif et ne pas trop traîner les gens dans la boue, mais quelques choses semblent finalement mériter d’être récapitulées afin de rééquilibrer un peu la balance.

Politiquement

  • Contre les objectifs d’Indymedia, des articles simples copié-collés de la presse mainstream (Les Inrocks) ont été acceptés [1].
  • À l’inverse, des contenus originaux en simple provenance d’autres Indymedia étaient refusés au prétexte d’avoir déjà été publiés ailleurs (!), et en confondant une source originale et un agrégateur de site (!).
  • Des informations utiles aux personnes visées par la répression ont été consciencieusement cachées sans traces ni explication (en l’espèce, des micros cachés dans un squat).
  • Il semble avoir été oublié que l’objectif du réseau Indymedia est de mettre en valeur les contenus proposés, et n’est pas d’être un collectif de rédaction. Ainsi, l’unique édito publié en deux mois était un texte écrit en interne qui ne concernait pas le fonctionnement d’Indymedia Grenoble, et pas une contribution externe mise en valeur. Pire : il mettait en avant le texte des « Inrocks » sus-cité (super, le média participatif indépendant qui remettait en avant un article publié dans journal tenu par Matthieu Pigasse !).

Techniquement

  • Pendant quatre mois ces gens disposaient de tous les accès nécessaires à relancer le site mais ne l’ont pas fait faute de s’être formé à l’utilisation de l’outil informatique, et ce malgré l’organisation de réunions de formation. À moins qu’ils n’aient juste perdus ces accès par erreur/bêtise.
  • Une fois récupéré les accès (une seconde fois, et encore : en les poussant à les récupérer), ceux-ci ont fait quelques grosses bêtises techniques, qui risquaient de compromettre le serveur en cas de saisie (en gros, un terminal distant avec les accès administrateur était resté ouvert − d’ailleurs il est toujours ouvert à ce jour sur l’ancien serveur, et c’est d’ailleurs ce qui nous a permis de reprendre la main sur le site).
  • Jamais pendant deux mois et malgré les conseils donnés, ils n’ont réalisé aucune sauvegarde du serveur, risquant une perte sèche de données en cas de saisie du serveur ou de défaillance technique, mettant ainsi directement en danger la pérennité d’Indymedia Grenoble.

Humainement

Plus généralement cette prétendue équipe n’a en réalité jamais été vraiment active sur le site, ce qui explique les problèmes sus-cités

  • Il suffisait que la personne motrice ces dernières années s’absente pour que des réunions n’aient pas lieu.
  • Aucun d’entre eux n’a jugé bon de faire le moindre effort pour rencontrer un avocat en cas de problème, malgré des possibilités de défense pro bono.
  • Pas ou peu de motivation à écrire des textes collectifs dans des moments difficiles face à la police (par contre pour trasher des camarades, ça y va…) [2].
  • De manière générale l’engagement était… aléatoire, avec des gens capables de ne pas se connecter au site pendant plus de six mois, ou une fois tous les trois mois, ou de ne presque jamais venir à des réunions en se déchargeant d’un « faites ce que vous voulez ».
  • À peu près personne ne se déplaçait aux réunions de formation technique pour pouvoir prendre le relais.
  • Aucune aide en cas de surcharge de travail d’un membre qui s’occupe du site qui demande du soutien, à part des remarques culpabilisantes.
  • Pendant deux ans, ils n’ont jamais essayé d’établir de contact avec les autres Indymedia ou le Global, bien que tous les outils et canaux de communication pour cela leurs aient été fournis.

Et ça, ce n’est que pour ce qui est dicible publiquement.

Du coup oui, mis face à des gens aussi à l’incompétence aussi consciencieusement entretenue et qui mettaient en danger aussi bien les gens que l’existence même d’Indymedia Grenoble, on s’est sentis obligé de remonter une équipe bien plus réduite − mais investie − et de repartir sur un coup de force. Et oui, dans ces conditions, il nous paraît étrange de se plaindre de perdre des mains un outil qui n’a jamais même été vraiment saisi.

Un indice qui devrait mettre la puce à l’oreille de tout le monde, c’est que le petit coup de force qui a été réalisé n’aurait jamais été possible si, au cours des deux années précédentes, la prétendue équipe d’Indymedia Grenoble avait eu le moindre contact préalable avec le reste du réseau Indymedia et des gens qui y sont impliqués.

Aussi, ce sont les personnes qui sont au manette du site maintenant − ainsi que les mêmes méthodes − qui avaient permis, il y a maintenant presque trois ans, de remettre Indymedia Grenoble en ligne. À l’époque ça n’avait étrangement pas posé problème aux personnes qui maintenant se plaignent.

Seulement l’équipe précédente d’alors avait eu l’élégance d’admettre ne plus être investie comme elle avait pu l’être, et de laisser la main au dernier moment. À l’inverse, les geignards d’aujourd’hui n’ont jamais été vraiment impliquées mais savent râler très fort. La seule chose qu’ils ont pour eux, c’est de disposer par accident d’un accès à l’ancienne boîte mail du collectif [3].

Malgré tout, on leur a ostensiblement laissé des accès au site pour le cas où ils voudraient enfin montrer une implication dans Indymedia Grenoble. Saisiront-ils cette opportunité ?

En attendant, de fait, il semble y avoir un public qui ne s’y trompe pas sur le travail des uns et des autres. En effet, en mois d’un mois, le nombre de visites quotidiennes sur Indymedia Grenoble a plus que doublé par rapport à la période de deux mois où ces gens se sont occupés d’Indymedia Grenoble.

Et avec ce qu’on a dans les tuyaux pour la suite, ça va probablement encore s’améliorer !


En attendant, deux leçons s’imposent :

  • on ne s’occupe pas d’un site internet avec des anti-tecs.
  • on ne peut pas s’organiser sur la durée avec des gens pour qui un engagement long c’est deux mois, et qui passent leur temps à courir après la dernière lutte sociale à la mode plutôt que de tenir quelque-chose sur le long terme.

Pour nous, l’affaire s’arrête là. On ne poussera pas le débat plus loin, ou alors directement avec les personnes concernées, une par une. Du moins si elles daignent enfin faire un effort constructif pour Indymedia Grenoble, et se déplacer pour discuter vraiment plutôt que pour une séance d’intimidation qui n’a évidemment aucune chance d’arranger quoi que ce soit.


Notes

[1Ils n’ont probablement jamais lu la FAQ qui annonce ceci dès le second paragraphe :

Le collectif s’inscrit dans la volonté de contrer les outils de propagande officielle et le formatage médiatique.

[2On peut d’ailleurs s’interroger sur les ambitions politiques de gens qui sont capables de se planter de cible à ce point.

[3Nous avons d’ailleurs révoqué l’ancienne clef PGP, car elle aussi compromise.

envoyé le 31 mars 2019 Alerter le collectif de modération à propos de la publication de cet article. Imprimer l'article
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Compléments
  • « on ne s’occupe pas d’un site internet avec des anti-tecs. » là vous m’avez perdu...

    ce qui ressort de votre texte, là, c’est rancœur et ressentiment, c’est une absence d’empathie pour autrui, c’est gueuler bien fort « quand on veut on peut ! » entre deux mèmes. vous avez chourravé ce site dans la poche d’un autre collectif, tu peux bien te la raconter, l’argument « s’ils avaient fait attention on aurait pas pu », il pue la condescendance et la suffisance du geek qui passe sont temps a troller sur 4chan ou 12-25. vous avez juste fait les flics d’internet, et décidé de qui a le droit de s’occuper de ce site ou non.

    tout ça pour dire, salut, vous ne me compterez plus dans vos sacrosaintes statistiques de visite.

  • Je pense qu’en terme de manque d’empathie il y a une très légère erreur de cible.

    Mais sinon pas de souci, on ne retient évidemment personne, et on fait confiance à la qualité de notre travail. :)


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